« Le mimétisme social… »

« Le mimétisme social… »
Définition Larousse :

Nom masculin

(grec : mimeisthai, imiter)
  • Particularité des espèces qui en raison de leur forme et/ou de leur couleur peuvent se confondre avec l’environnement ou avec les individus d’une autre espè
  • Reproduction machinale, inconsciente, de gestes et d’attitudes des gens de l’entourage

    A un moment ou un autre, on a déjà tous fait preuve de mimétisme et si malgré la définition plus haut tout droit sortie du Larousse vous vous demandez toujours ce que c’est ? Alors laissez-moi faire simple en vous disant ceci : le mimétisme c’est la capacité d’adaptation qu’adopte un individu dans un espace social donné pour pouvoir se fondre dans la masse ou se faire accepter.

     

    Du moins de manière globale c’est ce que je dirais, pourquoi ? Tout simplement parce qu’à une époque bien certaine c’était ma planche de salut. Pour moi le mimétisme est la forme la plus basique d’expression, mais surtout de flatterie.

     

    La société dans laquelle on vit, l’encourage vivement et ce de manière parfois totalement inconsciente. Il y’a quelque temps, sur mon fil d’actualité, je suis tombée sur la photo d’une instagrameuse mode, voilée dont j’aime beaucoup le style. De prime abord je n’ai rien trouvé à redire à son style/make-up que je trouvais très frais, très naturel bref j’ai liké la photo et m’apprêtais à laisser un commentaire du style ‘’ minimal make-up are the best’’ quand j’en ai lu certains. Et là WAOUH ! Laissez-moi vous dire que c’était un vrai dépotoir de méchanceté gratuite, d’attaque plus ou moins personnelle sur sa personne, sa famille et sa foi.

     

    Est-ce que j’étais suis surprise par autant de cette méchanceté gratuite ? Toujours. Est-ce que j’étais choquée que ce qui semblait m’avoir échappé comme son voile dévoilant un peu plus ses cheveux suscite autant de ‘’backclash’’ ? Absolument. Mais ce qui ressortait le plus dans ces commentaires était le fait que pour les autres elle était un rôle model et que la plupart avaient commencé à se voiler à cause d’elle et maintenant elles se sentaient perdues.

     

    Ces commentaires m’ont amené à me poser la question suivante : Jusqu’où pousse le mimétisme ?

     

    Parce ce que soyons sincères, à un moment ou un autre on a tous déjà pris des habitudes comme faire du sport, manger plus sainement, croisé ses pieds d’une certaine manière, le port de son échappe, etc… Chez d’autres parce qu’on trouvait cela cool, ou pour s’intégrer, pour se faire remarquer ou tout simplement par pure flatterie. Alors à quel moment commence-t-on à s’interroger sur le bienfondé de ces différentes reproductions ?

     

    Si un garçon me plait et que je ne suis pas son style, est-ce que je change qui je suis pour lui plaire ? Si j’arrive dans un nouveau pays, est-ce que c’est normal de changer mon accent pour m’intégrer ? Cette star dont je suis fan, est-ce que je me limite à copier moyennement son style ou est-ce que je fais de la chirurgie pour lui ressembler ? Et ma foi ? Dois-je porter le voile parce qu’une telle le porte et l’enlever quand elle l’enlève ? Finalement quand s’arrête le mimétisme des autres et quand commence le soi ?

     

    Comme je l’ai dit au début de mon texte le mimétisme pour moi est la façon la plus basique d’expression et pendant des années elle a été la mienne. Ce qui me rendait bizarre était le fait que je n’imitais pas les individus mais les lieux. Vous savez un peu comme un caméléon, je m’arrangeais à toujours me vêtir de la manière la plus quelconque, insignifiante, discrète qui soit pour me fondre dans le décor et SURTOUT ne pas attirer l’attention.

    De temps à autre je me permettais d’être moi au détour d’une conversation pour marquer mon avis ou tout simplement avec un style vestimentaire complètement diffèrent de mon habituel uniforme. Un peu comme si mon attention de cette recherche constate de discrétion se relâchait et le temps d’un instant aussi bref soit-il je m’ouvrais avant de me referme aussi sec.

    En grandissant, j’ai appris que cet art je l’avais perfectionné, tellement bien que la plupart des personnes que je côtoyais ne me connaissaient pas, du moins pas vraiment alors j’étais taxé de bizarre. Mais j’ai aussi appris autre chose, qui est que, aussi génial, fun que ça soit d’imiter les lieux, les gens il n’y a rien de mieux que de tout simplement essayer d’être soi. Que ça soit dans ces choix vestimentaires, ses habitudes de vie, son caractère, ses gouts musicaux, SA FOI…

     

    Il est question ici de remise en question, imiter les autres c’est bien mais s’approprier cette imitation c’est mieux. Qui plus est, il y’a des choses qu’on n’imite pas et à mon humble avis et la foi en fait partie. Pour en revenir à, cette instagrameuse, je comprends son rôle de modéle, d’inspiration mais à la fin de la journée on est seul(e) et unique responsable de la manière dont on choisit de mener sa vie. Et j’estime que personne n’a le droit de faire preuve d’autant de bassesse, de méchanceté gratuite pour émettre une critique qui ni de près ou loin n’affecte directement ou indirectement sa vie, son entourage ou son environnement.

    Nous vivons à une époque ou être soi-même est un acte ultime de rébellion, mais c’est surement aussi du moins pour moi le moyen le plus rapide à la paix intérieure et à un épanouissement sans égal. Mamadou Alima. 

    « Parce que je m’identifie à elle, n’a-t-elle pas le droit de changer ? » N.P.

    Bien entendu mon amie (qui est assez gentille pour me relire) à poser une autre question que je trouvais très intéressante et importante de partager. Lâchez-vous dans la barre des commentaires…

     

Relue par NP

Photo compris dans le texte prise sur le net

Photo mise en avant par moi.

 



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